Raid Andalousie 2007

LE MOT DE DENIS RATINIER

Petits propos au sujet de ma semaine, et peut être, de la vôtre.

Commençons par une définition pour sourire :
’’ Un Expert est quelqu’un qui parle avec aisance des choses qu’il ne connaît pas.’’
Reprenez-vous, il ne s'agit que d'une formule pour justifier ma prise de parole.
Donc, depuis une semaine, je me demande ce que nous foutons là…..
Je ne trouve pas les réponses, alors réfléchissez avec moi.
Ca devrait faire un beau résultat non ?
Nous roulons toute la journée, presque sans but, et en tous cas, en nous égarant beaucoup…
La seule vraie motivation que nous ayons, c’est,
rentrer, à tout prix.
Alors pourquoi partir, et polluer autant, avec nos pièges à molécules malodorantes.
Peut-être est-ce un atavisme ?
Nous sommes depuis le plus jeune âge pollués nous-mêmes par, ’’
l'Automobile’’.
Pire, le passé s'attache à nos pieds. Nous roulons dans les autos de notre jeunesse.
C'est même plus inquiétant que ça, car les jeunes, à qui l'on parle d'avenir, d'évolution, de modernisme, etc., etc.… sont avec nous.
ET, Eux, et Nous, trouvons ’’ça’’, Bien.
C'est grave Docteur ?
Pour certains, dont je fais partie c'est peut-être une tentative de rajeunissement.
J'ai dit : tentative! C'est pas gagné pour autant
.On pourrait avoir l'excuse de fuir un peu nos cabinets mais j'en ai vu, j'en connais, qui téléphonent trois fois par jour.
Ils veulent sûrement se rassurer en constatant que cela ne peut pas " marcher " sans eux.
Regardez aussi le groupe.
Il y a quand même des Individualités, (c’est plus poli que particularités), (Je ne citerai personne).
Le résumé, c'est qu'il y a de sacrés numéros.
Voilà le début des questions .Il y en a d'autres.
Débrouillez vous un peu tous seuls je ne veux pas d'ennuis avec les experts conseils.
En fait, j'ai dit le mot.
Dès qu'il y a un problème, comme tout humain il nous faut une cause, une raison, un coupable, un responsable.
Et bien j'ai trouvé.
Oui.
Il y a un siècle, un nommé Gustave Lebon a cherché dans le comportement des foules livrées à elles-mêmes :
« La foule se comporte comme un organisme unique avec pour réaction celle du niveau le plus bas des membres qui la composent. »
Nous, experts, vous voyez ce que ça peut donner…….
Et puis, « la foule éprouve toujours le besoin de se trouver un chef. »
Notre problème est là .Les ’’Chefs’’
On n'a pas eu besoin de chercher.
Ils se sont proposés. PAUL - ANDRE, CHRISTIAN, Et, on les a acceptés.
Mais c'est pernicieux, car vous ne savez pas tout.
Ces hommes là, même s'ils n'en n'ont pas vraiment complètement conscience ont une destinée
Dans des temps plus anciens la famille de Paul-André se nommait SAUL
Saoul, c’est l’esprit, l’âme, le chef, (grand chef même), le guide, et pourquoi pas président.
Paul-André est donc issu d’une de ces grandes lignées qui ont façonné l’histoire et les peuples.
Et puis le temps, les aléas, les embarras, ont causé une lente dégrad
ation, qui plus est, aggravée par une propension certaine aux boissons fermentées ….
Alors, le nom est devenu celui que nous connaissons…..
Pourtant le germe est là, C'est un président. Paul c’est la relève, le retour.
N’en doutez pas, Il y a des signes qui ne trompent pas
Pourquoi a t-il une DS noire ?
Si ce n'est pas la confirmation……
Christian,
Son nom, lui aussi, a parlé. J'ai fait des recherches.
En fait le nom originel est complètement perdu dans la nuit des temps.
Dans cette famille ils étaient tous militaires de père en fils.
Vous savez, à l’époque les destins étaient souvent le clergé (Evêque si possible) ou le service de l’état.
Donc, lignée de militaires, généraux même, au point que l’on ne connaît plus leur nom, ils étaient tout simplement appelés ’’Mon Général’’….
Et puis, là aussi, l’inéluctable est intervenu.
Les critères se sont noyés (ouf !), il y a eut dispersion et on a commencé à dire ’’Mon ailleurs’’, puis ’’Mon aillou’’….
Aujourd’hui il reste : Mommayou.
Bien sur vous ne me croyez pas. Pourtant j’ai les preuves.
Les indices les plus simples sont toujours les plus vrais.
Pourquoi cet homme là a-t-il un véhicule militaire ?
Et pour les plus sceptiques, que faites-vous du chauffeur ?
Véhicule militaire, chauffeur….
Ca vous la cloue Hein !
J’ai l’air comme ça de les critiquer, et, bien sûr, vous allez dire, bon sang, à eux deux, tous le boulot qu'ils ont fait………..
Erreur, vous ne réfléchissez pas.
Ils sont déjà trois,
Paul, André, Christian
Donc 50 % de +
Quand un homme réussi, le dicton dit cherchez la femme !
Pas de triomphe Mesdames, du calme, l’inverse s’applique de la même manière, voire plus souvent …..
Et là, il y a
deux femmes, Michèle dont nous regrettons l'absence, et Nathalie.
Et Quelles femmes !!!!
Entre nous, quels mérites aussi !!
Disons le n'est-ce-pas ….
Donc 3 + 2 ça fait cinq
Ils travaillent ensemble .La somme des énergies est multipliée par au moins 2 (vous savez, les fourmis…)
Total =10
On n’est pas moins cons pour autant de n’avoir rien fait….
Maintenant que je vous ai ouvert les yeux faites ce que vous voudrez.
Mais pour conclure moi je dis :
Michèle, Nathalie, Paul-André, Christian, on vous aime.
Recommencez on viendra
Votre dévouement et votre maitrise nous impressionnent
Pour finir et pour éviter les larmes :
Christian l'a dit hier, personne ne râle …
Et bien sachez le,
On n'ose pas !
Denis RATINIER


 

 

 

 

 

 

 

Compte-rendu Raid Andalousie

Le 21 septembre 2007, 35 équipages (autos, motos, camion) se sont retrouvés à Toulouse pour prendre le départ d’un périple de 4500 km en Espagne, et principalement, en Andalousie.

Ce départ de Toulouse restera dans nos mémoires tant l’accueil de nos confrères de la Région Midi-Pyrénées a été convivial et chaleureux : François TELLO et Aimé GARCENAC, entourés de plusieurs confrères locaux, nous ont comblés d’attentions et de petits cadeaux ; ils avaient, en outre, fait confectionner une banderole personnalisée pour que soit donné un départ digne de ce nom au 1er Raid de l’ANEA. Cette nouvelle Alliance des Experts en Automobile commence vraiment sous de bons auspices avec des actions de ce genre.
Un grand merci, donc, aux « Toulousains ».


Le lendemain première traversée des Pyrénées par les petites routes de montagne, certains véhicules souffrent de la dénivellation et Michel GALLET, supporté par Patricia et Guy PERILLEAU, est désormais dénommé Michel « Galère ».

A Valence, arrivée sous l’orage et les trombes d’eau mettent à mal les étanchéités des voitures, surtout les cabriolets !
Mais la bonne humeur reste de mise.


De Valence à Almeria pas de gros problèmes si ce n’est quelques contestations à l’encontre d’un Road-Book un peu fantaisiste (merci Microsoft!).


Durant les 3 jours sur place, les pistards s’en donnent à cœur joie dans le désert de Tabernas sous la direction d’Antonio, pendant que les routiers visitent la côte andalouse, les studios de cinéma mais, surtout, les bons restos et bars à Tapas de la région.

A Grenade tout le groupe fait du tourisme en visitant les palais et les jardins de l’Alhambra et vibre aux sons d’une soirée Flamenco très gitane et de grande qualité artistique (musique et danse).

 

 

 

 

 

 

Remontée sur Avila et ses remparts puis sur Biarritz qui fut l’objet d’une dernière soirée particulièrement émouvante pour les organisateurs Christian MOMMAYOU et Paul-André SAULOU, tous les participants leur ayant réservé un apéritif surprise de remerciements, et promettant déjà, c’est un hommage, qu’ils seront du prochain.

Le parcours n’a pas été exempt de soucis mécaniques, on s’en doute compte tenu de l’ancienneté des véhicules ; mais les experts, et surtout Joël BIBOLLET et son plateau porte-voiture, ont saisi l’occasion de démontrer leur esprit d’équipe et leur savoir faire, aucun équipage n’ayant abandonné durant ce long périple.